900 euros par mois. C’est mon budget depuis septembre dernier, après ma reconversion dans le social. Autant dire que j’ai dû revoir complètement ma façon de gérer l’argent.
Le pire ? Les forfaits mobiles. J’étais à 30 balles par mois sans m’en rendre compte. Maintenant je suis passé à un forfait à 4,99€ (merci les offres limitées dans le temps). 300€ d’économisés sur l’année, juste avec ça. De quoi se permettre quelques paris en ligne vocaux de temps en temps !
Les postes de dépenses qui me tuaient
Franchement, le plus dur c’était pas de réduire mes dépenses. C’était de savoir où partait mon argent. J’ai téléchargé une appli de budget (gratuite évidemment) et pendant deux mois j’ai tout noté.
Résultat ?
120€ par mois en courses « d’appoint ». Genre le paquet de gâteaux à 21h parce que j’avais la flemme de cuisiner.
Les abonnements aussi. Netflix, Spotify, Amazon Prime, une salle de sport où j’allais jamais… 67€ qui partaient automatiquement chaque mois. J’ai tout viré sauf Spotify (faut pas déconner non plus).
Le piège des petites dépenses
Ce qui m’a vraiment surpris, c’est les microdépenses. Le café à 2€50 tous les matins. Le sandwich du midi à 6€. Les 3€ de parking parce que j’ai la flemme de marcher 5 minutes.
Sur un mois, ça représentait 180€. Plus que mon budget courses.
Comment j’ai divisé mes courses par deux ?
Alors là, grosse révolution. J’ai arrêté de faire mes courses au feeling. Maintenant c’est :
- Liste de repas pour la semaine (je fais ça le dimanche devant Netflix)
- Courses une fois par semaine, jamais plus
- Budget fixe de 200€ par mois (50€ par semaine)
- Batch cooking le dimanche pour éviter les craquages
Le batch cooking, c’est LA découverte. Je cuisine pour 4-5 jours d’un coup. Ça prend 2h le dimanche mais après t’as plus à y penser.
Mes recettes fétiches à moins de 2€
Perso, je tourne sur 5-6 plats max :
- Pâtes carbonara version pauvre (œufs + lardons premiers prix)
- Riz sauté aux légumes surgelés
- Lentilles corail au curry (1€50 la portion, et c’est bon)
- Soupe de légumes maison (je congèle en portions)
Clairement, c’est pas de la grande cuisine. Mais ça remplit le bide et c’est équilibré.
Les loisirs gratuits (ou presque)
Là où j’ai galéré au début, c’est pour les sorties. Difficile de dire non à un resto entre potes quand t’as 30€ pour finir le mois.
Du coup j’ai trouvé des alternatives. Les pique-niques l’été (chacun ramène un truc). Les soirées jeux chez quelqu’un. Les balades en forêt le weekend.
Pour les vacances, j’ai découvert le woofing. Tu bosses quelques heures par jour dans une ferme contre le gîte et le couvert. J’ai passé une semaine dans les Pyrénées pour le prix du transport.
Bon, je vais pas mentir. Parfois j’ai envie de me lâcher. Genre le mois dernier, j’ai craqué et testé l’offre de bienvenue d’Aphrodite avec 10€ de mon budget « plaisir ». J’ai perdu évidemment, mais au moins j’ai passé une soirée sympa.
Mon système d’enveloppes (old school mais efficace)
J’ai repris le truc de ma grand-mère : les enveloppes. Au début du mois, je retire mon budget en liquide et je répartis :
- Courses : 200€
- Transport : 50€
- Plaisirs/sorties : 50€
- Urgences : 100€
Quand l’enveloppe est vide, c’est fini pour le mois. Radical mais ça marche.
Le plus dur c’est l’enveloppe « plaisirs ». 50€ pour un mois entier, faut gérer. Mais au moins je culpabilise pas quand je dépense, c’est prévu pour.
Les imprévus qui foutent tout en l’air
Le mois dernier, ma machine à laver m’a lâché. 300€ de réparation. Heureusement j’avais mis un peu de côté, mais ça a foutu en l’air trois mois d’efforts.
C’est ça le plus dur avec un petit budget. T’as aucune marge. Le moindre imprévu et tu replonges.
Bilan après 6 mois
Honnêtement ? C’est dur. Vraiment dur.
Mais j’ai appris des trucs. Déjà, on a besoin de beaucoup moins qu’on pense. Ensuite, la créativité vient avec la contrainte. J’ai redécouvert des plaisirs simples que j’avais oubliés.
Le plus important : j’ai arrêté de stresser pour l’argent. Paradoxal non ? Mais maintenant que je sais exactement où va chaque euro, j’ai l’impression de contrôler.
Bon, je vais pas faire genre c’est facile. Des fois j’en ai marre de compter. De dire non. De calculer si je peux me permettre un kebab.
Mais voilà, c’est ma réalité pour l’instant. Et finalement, je m’en sors.