J’ai testé mon premier workation l’été dernier. Deux semaines à Biarritz avec mon laptop, en plein mois de juillet. Franchement, voir des collègues en visio avec des palmiers derrière moi pendant qu’ils étaient coincés à La Défense… ça n’avait pas de prix.

Le workation (contraction de work et vacation, merci Captain Obvious), c’est cette tendance qui consiste à bosser depuis un lieu de vacances. Pas besoin de poser des congés. Tu travailles tes heures normales, mais depuis une villa en Grèce au lieu de ton appart parisien. D’ailleurs, c’est souvent l’occasion parfaite pour se lancer dans des défis sportifs en ligne quand on a un peu plus de temps libre le soir.

Pourquoi ça cartonne maintenant ?

Les chiffres sont dingues. Une analyse du télétravail révèle que 42% des télétravailleurs français ont déjà tenté l’expérience. Et 68% des entreprises y voient un avantage pour fidéliser leurs équipes (surtout avec Betify mobile qui permet de se détendre après le boulot où qu’on soit).

Le truc, c’est que la pandémie a tout changé. On a prouvé qu’on pouvait être productifs depuis notre canapé. Alors pourquoi pas depuis une terrasse avec vue mer ?

Les boîtes s’y mettent sérieusement. Certaines proposent même des budgets workation à leurs salariés. Genre 1000 euros par an pour louer un Airbnb sympa et bosser ailleurs.

Les destinations qui marchent le mieux

Perso, j’ai testé plusieurs spots :

En France

  • La côte basque (wifi nickel, surf le soir)
  • Les Alpes l’été (randos après 18h)
  • La Bretagne (moins cher, super calme)
  • Nice (mais éviter juillet-août, trop bondé)

À l’étranger

  • Lisbonne (la mecque du digital nomad)
  • Bali (décalage horaire galère par contre)

Le secret ? Choisir un endroit avec une vraie bonne connexion. Rien de pire qu’un call Zoom qui coupe toutes les 30 secondes.

Ce qui marche vraiment (et ce qui marche pas)

Après 4 workations différents, voici mes conseils :

Ce qui marche :
– Garder ses horaires habituels (sinon c’est le bordel)
– Prévenir son manager et ses collègues
– Avoir un vrai bureau (pas le transat)
– Prévoir un plan B pour la connexion (4G en backup)

Ce qui marche pas :
– Partir avec des potes qui sont en vacances
– Changer de fuseau horaire sans prévenir
– Bosser depuis la plage (sable + laptop = mauvaise idée)

Un truc important.

La frontière entre boulot et vacances devient floue. J’ai vu des collègues finir burnés parce qu’ils bossaient jusqu’à 22h « pour profiter de la journée ». Faut savoir poser des limites.

Comment convaincre son boss ?

Bon, tous les managers ne sont pas fans du concept. Normal, ils flippent que tu sois en mode mojito toute la journée.

Les arguments qui marchent :
– Tu restes joignable aux heures habituelles
– Tu peux même être plus productif (moins de distractions)
– Ça ne coûte rien à l’entreprise
– C’est temporaire (commencer par une semaine pour tester)

Le cadre légal

Attention, y’a des règles. En France, ton employeur doit valider. Pour l’étranger, ça se complique avec les questions de sécu, d’impôts… Au-delà de 183 jours par an dans un pays, tu deviens résident fiscal. Pas ouf.

Certaines boîtes limitent à 30 jours par an à l’étranger. D’autres sont plus flexibles. Faut checker son contrat.

Les galères à anticiper

Parce que oui, y’en a :

  • Les réunions importantes qui tombent pile quand tu voulais aller surfer
  • Le wifi de l’appart qui lâche (toujours au pire moment)
  • Les collègues jaloux qui font des remarques
  • La tentation de prolonger « juste un jour de plus »

Le futur du workation

Clairement, c’est pas une mode passagère. Les experts prévoient que d’ici 2030, un tiers des salariés feront au moins un workation par an. Les hôtels s’adaptent déjà avec des offres spéciales (bureau dans la chambre, salles de réunion, café illimité), et même les plateformes de divertissement en ligne développent des services pour ces nouveaux nomades numériques.

Certains pays créent même des visas spéciaux pour attirer les télétravailleurs. L’Estonie, la Barbade, Dubai… Ils ont compris que c’était bon pour leur économie.

Le modèle hybride travail/vacances devient la norme. Et franchement, après avoir goûté à ça, difficile de revenir au 100% bureau. Mon prochain workation ? Madère en octobre. Apparemment c’est le nouveau spot à la mode pour les digital nomads européens.